Zazou touche à tout et a donc testé Vero !

Vero, kézako ?

Si vous êtes adepte des réseaux sociaux, impossible d’être passé à côté du buzz du moment : l’application Vero qui entend faire concurrence aux indétrônables Instagram et Facebook.

Toi, derrière ton écran, si tu es là, c’est que, comme moi, tu cherches des infos … Tu as surement déjà fait le tour des articles sur le sujet, tu sais d’où vient Vero, qui en est le créateur, ses ambitions, ses projets pour l’appli, son argumentaire commercial pour espérer faire de l’ombre aux Grands et sa stratégie de « rameutage » actuelle …

Bref, tu sais déjà tout ! T’es perplexe, tu doutes, et tu as peut-être même décidé de te faire ta propre idée en créant un compte. Seulement voilà, souscrire un compte Vero en ce moment relève d’une épreuve, un vrai calvaire devant l’essor incroyable du chouchou du moment et la saturation du réseau.

Comme tu ne renonces jamais, tu as été patient, et te voilà ENFIN connecté !

Ouais et maintenant ? 

Alors maintenant tu vas galérer pour découvrir toutes les fonctionnalités de l’application, parce-que simplement, rien ne fonctionne !

Voilà, voilà …

Bon, les avantages d’être insomniaque et surtout de mon temps libre illimité du moment m’ont permis d’entre-apercevoir l’intégralité de ce que propose Vero, pendant la nuit, vers 3 ou 4h du matin, au cours d’un léger répit et d’une petite relâche des utilisateurs. Mais ne vous leurrés pas, même si j’ai bien tenté de publier, seules quelques photos ont bien accepté de s’afficher sur mon « profil ».

Premiers pas

Habitués du très cher à nos coeurs Instagram, on débarque dans un tout autre décor ! Ici, pas de pubs, pas de feed, pas de « codes », et c’est bien ça qu’on apprécie …

Au delà des multiples possibilités supplémentaires, en comparaison avec IG,  de publications de contenus, c’est vers une toute autre réflexion que je me suis laissée guider. Celle d’une possible réelle liberté de partage.

Je m’explique.

On adore Instagram, ses belles photos, ses utilisatrices et nos comptes favoris. Seulement voilà, nous conviendrons toutes et tous que l’univers des Igers est régi par un dictat qui nous impose, malgré nous, une manière uniforme de partager les moments de notre vie.

Un feed harmonieux et travaillé, des produits mis en avant soigneusement choisis, des photos parfaitement cadrées et retouchées sur lesquelles vous aurez probablement passé beaucoup de temps avant d’en finir et cliquer, ENFIN, sur « partager », en prenant soin de respecter l’heure qui vous assurera une plus grande visibilité.

Tout ça avec une absence totale d’authenticité et une hypocrisie manifeste ! ( Bouhhh je vais me faire des potes là !). Vous la connaissez d’ailleurs, cette hypocrisie, c’est celle de la photo #nomakeup qu’on publie toutes « à la sortie du lit » après une heure de préparation et un nombre incalculable de retouches ^^

Heureusement, certaines Youtubeuses se sont auto démasquées avec beaucoup d’humour, dans des vidéos que j’ai adoré !

Bref, si vous ne collez pas à cette doctrine implicite, vous avez de grande chance de vous retrouver sur le bord de la route et de tomber dans les oubliettes du réseau qui se voulait, au départ, un outil de partage instantané.

Petite parenthèse autour du lien très clair à faire avec les paradigmes de la société actuelle, celle qui nous dit comment nous devons nous habiller, comment nous devons nous tenir, quel style de vie nous devons adopter, et qui nous dicte même notre manière de penser sous peine d’être relégués au rang « d’originaux », pour être polie.

Vous me direz, se précipiter sur la première appli qui fait le buzz sous prétexte qu’elle a été promue par une poignée d’influenceurs relève du même « moutonnisme » que je dénonce. Mais pour une fois, c’est assumé 😉

Ce sont donc tous ces « codes » que je n’ai pas retrouvé sur Vero. On découvre des comptes vraiment chouettes, des photos travaillées dans un esprit tout à fait différent et dans un univers tout autre que celui d’Instagram. Pas question de « feed », on s’en fout, on publie ce qu’on veut, au moment où on veut. Et c’est en cela que je me suis rapidement sentie à l’aise et libre d’utiliser l’appli comme bon me semble …

Bon encore faut-il que ça fonctionne mais nous pouvons espérer que les créateurs vont rapidement remédier au problème et que nous pourrons utiliser le réseau normalement d’ici quelques jours, il serait dommage que l’appli soit victime de son succès.

Les craintes pour l’avenir

Bah oui, c’est tout nouveau, c’est tout neuf, l’engouement du moment ressemble fort à une forme de « lune de miel », un repaire paradisiaque et fantasmatique qui n’a pas encore été pollué.

Qu’adviendra-t-il de Vero ? Qu’en feront ses utilisateurs ? Mais également ses créateurs ?

Parlons également du moment où il sera question de payer pour continuer à utiliser son compte ! Parce-que oui, c’est clairement établi aujourd’hui, et cette alternative répond au besoin et à l’envie de préserver la vie privée des utilisateurs, de la volonté que la publicité n’y occupe pas la première place, et tout ça, ça se paye !

Serons-nous réellement prêts à payer pour notre tranquillité ? Les utilisateurs de réseaux sociaux et d’internet dans sa globalité mettront-ils réellement la main au porte monnaie pour se protéger des pubs et contrer les algorithmes qu’ils dénoncent tant ?

A suivre …

 

 

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